Les principales activités de la ville de Mbour

Inventaires des principales fonctions urbaines

La Fonction Halieutique
L’influence  de  la  ville  de  Mbour  sur  son  espace  régional  voire  national  s’exerce surtout à travers l’importance de sa production halieutique. En effet, Mbour constitue un des centres de pêche les plus dynamiques au Sénégal. Le développement de la pêche dans cette zone s’explique par les remarquables potentialités hydrologiques et biologiques qu’offre le plateau continental.

La répartition des pêcheurs sur la Petite Côte fait apparaître la primauté du centre de pêche de Mbour. Avec Joal, il totalise les 3/4 des pêcheurs de l’ensemble de cette zone littorale. Les flux migratoires de pêcheurs qu’enregistre la ville attestent de ce rôle polarisateur.

L’armement  dans  cette  zone  littorale  est  constitué  essentiellement  de  pirogues  à moteur et à voile. En 1991, on dénombrait 689 pirogues motorisées et 30 pirogues à voile.

Mbour  contribue  à  elle  seule  pour  près  de  30%  de  la  production  halieutique  de  la région  de  Thiès.  Avec  près  de  4000  emplois,  une  production  moyenne  de  65000 tonnes par an représentant un volume commercial supérieur à un milliard de Francs CFA, la pêche joue un rôle prépondérant dans l’économie mbouroise.

D’après les statistiques du service de la  pêche, près de 40% des mises à terre sont destinées à la commercialisation, 7 à 8% sont réservées à la consommation locale et le reste est destiné à l’industrie de transformation artisanale.

Les  grands  centres  urbains  (notamment  Dakar,  Thiés  et  Kaolack)  absorbent  la majorité des poissons mareyés. Une importante partie est exportée dans les pays de la CEE et dans les Etats africains de la sous région.

La transformation artisanale constitue un autre aspect essentiel de la pêche. A cause de l’insuffisance  des équipements frigorifiques, elle reste la principale technique de conservation  des  produits.  C’est  ainsi  que  ce  secteur est  investi  par près de  1500 artisans organisés généralement en GIE.

Les transformations sont pratiquées sur la plage près des aires de débarquement. Les principales techniques employées sont :

    - le  fumage  du  poisson  qui  est  le  plus  important  de  par  la quantité de la production ;
    - le  séchage,  constitue  le  deuxième  procédé  de transformation.

L’activité de transformation du poisson cohabite mal avec l’aménagement touristique. Les rapports entre le tourisme et la pêche se traduisent par une rivalité dont l’objet est constitué par le droit d’occuper le littoral. C’est ainsi qu’il a été aménagé depuis plusieurs années une aire de débarquement  équipée de claies de transformation à Mballing, à quelques kilomètres au sud de Mbour pour y transférer les activités de pêche. Jusqu’à nos jours, cette alternative est repoussée par les pêcheurs, du fait des avantages économiques que présente la proximité du marché de l’Escale.

Depuis quelques années, pour encourager le développement du secteur halieutique, l’Etat a initié un certain nombre de projets d’amélioration du système de financement et  des  techniques  de  pêche :  le  projet  de  développement  de  la  pê che,  le  centre d’assistance à la motorisation des pirogues et le projet d’amélioration des techniques de pêche.

La fonction commerciale
Le dynamisme de l’espace urbain est lié, entre autres, aux activités commerciales. Il s’agit  de  grandes  boutiques  (dont  plus  de  70  %  appartiennent  à  des  libanosyriens) et de magasins de tissus, de pièces détachées et de produits alimentaires.

Le  commerce  de  détail  est  représenté  par  de  petites  boutiques  et  épiceries  qui vendent des produits de première nécessité. On le retrouve dans tous les quartiers. Le commerce de détail (fruits et légumes) est monopolisé par les femmes tandis que les  hommes  vendent  surtout  des  objets  d’art,  des  tissus,  etc.  Le  micro -détail  est aussi très développé dans la ville et se localise  dans les quartiers populeux et près de la gare routière. Sur des étalages constitués d’un carton ou d’un pagne disposé à même le sol, sont proposés des beignets, cacahuètes, légumes, œufs, fruits...

L'artisanat et le transport
De source municipale,  plus  de  1000  personnes  faisant  vivre  un  nombre important de gens relèvent du secteur artisanal (maçons, bûcherons, dépanneurs de tous  genres,  bijoutiers,  cordonniers,  sculpteurs...).  Ces  artisans  sont  surtout implantés au centre ville non loin du village de vacances de Mbour. Les transporteurs assurent la liaison routière de Mbour vers Dakar, Kaolack et Joal. Il s’agit  surtout  du  transport  de  passagers.  Le  transport  urbain  est  assuré principalement par des voitures taxis dites clandos et quelques rares calèches.

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Source: CABEX SARL

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