Dynamisme économique locale

Le port de pêche de Mbour produit les 40% de la mise à terre de produit halieutique au Sénégal. Les produits de la mer débarqués à Mbour sont vendus aussi bien à Dakar que dans les autres régions du pays. Les poissons dits « nobles » sont exportés vers l’Europe et l’Asie. Les poissons fumés et poissons séchés sont exportés surtout vers des pays de la sous-région tels que le Mali, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, Togo, etc. La pêche connaît aujourd’hui une crise suite à la baisse du volume des captures. Les professionnels du secteur désignent comme coupables les techniques de pêche non écologiques utilisées souvent par les Sénégalais et surtout les bateaux étrangers.

A côté de la pêche, le tourisme et l’artisanat se développent. La Petite-Côte regorge un nombre très important de réceptifs hôteliers. Grâce aux atouts balnéaires de la Petite-Cote, le gouvernement Sénégalais y a concentré l’essentiel de sa politique touriste. C’est à cet effet que la Société d’Aménagement de la Petite Côte sénégalaise (SAPCO), chargée de l’aménagement touristique du littoral a été créée en 1975. Le département de Mbour y a taillé la part du lion avec Le site de Saly et celui de Nianing situés de part et d’autre de la commune. Saly, à elle seule, est la plus grande station balnéaire de l’Afrique de l’Ouest. A l’intérieur de la ville et sur le long de son littoral des réceptifs hôteliers continuent d’y être érigés.  La ville de Mbour produit l’essentiel de la main-d’œuvre hôtelière. A part les taxes prélevées sur les quelques hôtels de la ville, la commune ne profite pas beaucoup des entrées fiscales des hôtels de la Petit-Côte qui dépendent d’autres collectivités locales.

Le port de pêche avec le spectacle du débarquement des pêcheurs et le marché central de Mbour sont des points de passage obligés des touristes. Du fait du manque d’organisation, l’agressivité des guides locaux et des problèmes d’insalubrité les touristes préfèrent très souvent bouder les sites. En plus de cela, les touristes sont canalisés par les hôteliers dans le sens de leurs intérêts. Quand ils arrivent à les sortir, c’est pour les mettre devant des tableaux de la culture présélectionnés et non représentatifs. Ils perçoivent ainsi les traits de la culture à travers des souvenirs d’art africain faits par des artisans locaux de manières industrielles pour épouser les réalités du marché. Les produits sont revendus par des intermédiaires à des coûts largement supérieurs aux prix d’achat. Au marché central de Mbour à travers les vitrines des boutiques antiquaires il est possible de jauger toute la diversité culturelle locale.

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